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François Serrand

François Serrand (1874-1949)

LLe 30 mai 1871, se mariaient à Billé Jean Serrand et Adélaïde Demorand. Né au Fretay en Le Châtellier, fils de cultivateurs et lui-même cultivateur, domicilié au bourg de Saint-Germain-en-Coglès, il avait 32 ans. Elle, originaire de Saint-Germain-en-Coglès où elle était née au Rocher Cadin en 1843, tenait un débit de boisson au bourg de Billé avec son mari Amand Boivent qu'elle perdit en 1869. C'est de ce couple que naquit, le 12 décembre 1874, François Jean Marie Joseph Serrand. Il était le cinquiéme enfant de la maison et le troisème de sa fratrie. Neuf autres allaient naître jusqu'en 1889. Deux décédèrent en bas âge. Cet enfant allait devenir un brillant personnage de Billé. Il est toujours présent dans beaucoup de mémoires, d'autant plus, qu'Adélaïde Demorand qui eut près de cinquante petits enfants est à la tête, de nos jours, d'une très nombreuse descendance.

François commença l'apprentissage du latin avec Jean-Marie Guet - auteur d'une Histoire de Billé - alors recteur de la paroisse, avant d'entrer en 1889 au collège Saint-Augustin de Vitré et, le 4 octobre 1893, au grand séminaire de Rennes. Il fut ordonné prêtre par Monseigneur Labouré, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo, le 27 mai 1899. En octobre 1899 de la même année, il devint le vicaire de son premier maître de latin, devenu curé de Paramé. Six ans plus tard, il fut appelé au grand séminaire de Rennes comme directeur et professeur de philosophie. Il exerça à partir d'août 1910 les fonctions de vicaire général près de deux archevêques successifs: Mgrs Dubourg et Charost. Fonction qu'il allait occuper jusqu'en 1923.

Entre temps, comme tout homme, il fut mobilisé au début d'août 1914. Il occupa pendant la guerre l'office d'aumônier de la 87ème division territoriale. Pendant toute la guerre, il fit une grande impression par son dévouement à aller au devant des blessés en toute circonstance. S'il fut atteint par les gaz, cela ne l'arrêta pas, mais il en souffrit pour le reste de sa vie. Il n'est que de lire les citations qui lui furent attribuées. En 1919, lui fut décerné le grade de Chevalier de la Légion d'Honneur. Au lendemain de la guerre, il reprit ses fonctions de vicaire général de l'archevêché de Rennes.

Nommé évêque de Saint-Brieuc et Tréguier le 4 juin 1923, il fut sacré en la cathédrale de Rennes par le cardinal Charost le 6 août suivant. Le 13 août, il fit son entrée solennelle à Saint-Brieuc. Il s'attaqua dès le début de son pontificat à la construction du grand séminaire, qui devait remplacer celui qui avait été confisqué par l'État en 1906. Il en posa la première pierre le 17 août 1925. Il faut retenir son action très forte en faveur de l'enseignement catholique. L'enseignement, parce que "c'est la base de tout le reste". Il œuvra beaucoup pour l'Action Catholique et Sociale. Il fut encore un législateur qui réunit un synode diocésain en 1931. D'un langage simple, il était par ailleurs très souvent parmi les fidèles et ne manquait jamais une occasion d'être présent lorsqu'il était sollicité.

Usé par le labeur, il connaît à la Libération de douloureuses épreuves qui ébranlent fortement sa santé. Il demande alors un coadjuteur au pape qui lui envoie Mgr Coupel, un de ses anciens élèves, en 1946. Mgr Serrand meurt en sa maison épiscopale le 20 mars 1949 et est inhumé dans la crypte de la chapelle du Grand Séminaire qu’il avait fait construire.



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